Avec Circles, Mac Miller tire sa révérence avec grande classe !

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Salut les newspopers et popeuses ! Bing, claque dans ma petite gueule de novice cette semaine avec cet album « Circles » de Mac Miller. En consultant les nouveautés annoncées sur l’excellente plateforme de streaming Qobuz, je m’arrête sur cet album. « Circles » de Mac Miller, classé dans le genre Rap. Ouais, bon why not ? Le genre Rap met mes sens en alerte, attention lumière orange clignotante dans ton crâne, tu vas pas aimé mon pote me chuchote cette petite voix qui prétend être celle de ma conscience depuis presque 50 ans. Bon, allez tant pis, partons à l’aventure, on est jamais à l’abri d’une bonne surprise.

Et la bonne surprise, elle est là. Cet album est juste très beau. C’est mélodieux, c’est musical, c’est dansant. La voix de Mac Miller est très mélodique, ça chante. Je trouve tout ça très groove en fait !

Je me dis que ce n’est pas vraiment du Rap, ou pas trop en fait. J’en discute avec mon fils de 16 ans bien plus informé sur le sujet que ma pomme. En fait, Mac Miller avec cet album posthume, ah bon ? Il est mort ? C’est con ! Bah ouais, il est mort en 2018 d’une overdose de différentes drogues. Bref, avec « Circles » donc, Mac Miller fait du Rap Low-Fi, c’est un dérivé de cloud rap et de boom bap.

Ouch ! Ah bah oui, là c’est beaucoup plus clair ! Il y a plein de termes qui me sont inconnus dans cette phrase. Va falloir que je me documente. Allez, petit tour chez Wikipédia.

Explication pour les nuls dans mon genre. Le Cloud Rap appartiendrait à une sous-famille du rap avec une structure plus lente et plus aérienne (d’où le cloud !) que le rap traditionnel. Le Cloud Rap utiliserait également beaucoup de représentations un peu rétro de consommation issus des années 80 jusqu’au milieu des années 2000. On pourrait citer par exemple les jeux vidéos Nintendo 64 ou Sega, les VHS, Internet, le postmodernisme. Le représentant du Cloud Rap en France serait PNL apparement (so what ?).

Bon et le Boom Bap alors ? Style de production hip-hop dominant dans les années 90, le boom bap est synonyme d’ancien temps ou plutôt synonyme du rap old school. Basé sur un rythme à quatre temps, le terme “boom bap” fait référence au rythme des coups de batterie qui nous ramènent au tout début, au moment de l’émergence du hip-hop aux Etats-Unis.

En effet à l’écoute de l’album « Circles », Matt Miller fait du Rap Low-Fi Boom Bap ! Et oui, mes newspopers ça vous en met un coup non ? Pour ma part, je viens de prendre un cours particulier sur les déclinaisons du genre Rap. Et le Lo-Fi alors ? Ah bah oui, le Rap Lo-Fi c’est quoi alors ? Le Rap Lo-Fi a la particularité d’être uniquement instrumental, ou simplement narré de passages de films ou d’une citation tirée d’un manga japonais. Caractérisé par sa lenteur et l’utilisation de sons désuets, tels que des grésillements, le bruit d’un lecteur radio ou d’un vieux solo de jazz en mauvaise qualité, ce genre est d’une rare douceur. Personne ne sait néanmoins d’où il vient précisément, mais sa paternité a naturellement été attribuée par les aficionados aux génies du genre, tels que Nujabes, J Dilla ou Jinsang.

Bon, me voilà à peu près à jour pour les genres. Mais alors, que vaut cet album ? Et bien, je dois dire que je passe de très bons moments depuis le début de semaine en écoutant et ré-écoutant ce disque. Je vous le conseille à l’écoute dans votre salon tranquillou, avec un verre de votre boisson préférée (c’est selon le stye de chacun), lumières quelques peu tamisées. Circles est un album très intéressant, aux titres variés, aux diverses influences (évoquées plus haut, faut suivre les loulous), très groovy (vocabulaire de l’ancien monde), très Boom-Bap.

L’excellent titre « Everybody » ravira vos cages à miel à écouter ici

Et « Hand Me Downs », un titre raffiné tout en douceur à écouter également ici.

Putain, ça me fait tout drôle de vous dire ça, mais je croix que j’aime le rap, celui-ci en tout cas. C’est du rap pour les vieux comme moi !

Youv Dee, Les frères Scotch et Di-Meh en Concert le 12 octobre 2019 au Grand Mix de Tourcoing

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Article rédigé par Astro.

La soirée du 12 octobre commence sur une très bonne note avec le duo des Frères Scotch.

Très belle prestation du groupe parisien qui remplit à merveille son rôle de première partie, chauffer la salle. Malgré quelques morceaux qui ne font pas énormément bouger la foule, Les Frères Scotch ont une réelle aisance sur scène et se complètent très bien.

Les Frères Scotch – Pas Réel

La soirée s’enchaîne sur Di-Meh, rappeur suisse extrêmement prometteur très suivi en France. La salle devient littéralement déchaînée sur la majorité des morceaux. Grosse prestation également, on sent son investissement et sa prestance. Il se permet même d’envoyer virevolter son micro pour le récupérer tout juste au moment du drop ! Di-Meh joue des morceaux assez hétéroclites mais tous plus puissants les uns que les autres, si bien que le public semble monté sur ressorts.

Di-Meh – Fake Love

La soirée se termine avec Youv Dee, tête d’affiche de cette belle soirée. La majorité des spectateurs sont là pour lui et celui-ci le leur rend très bien ! Il joue ses morceaux classiques et le public répond à l’appel comme convenu. Des pogos naissent un peu partout dans la salle pendant que la foule porte quelques fans jusque sur la scène. Image assez drôle d’ailleurs, la sécurité tentant en vain de récupérer les intrus, Youv Dee et ses potes les en empêchent en les faisant sauter dans la foule ! Youv Dee est venu accompagné de Skuna son beat maker, de Arsn son acolyte au sein de l’Ordre du Périph (le groupe dont Youv Dee fait toujours partie), Sirap un rappeur ami du collectif et de deux autres potes, inconnus du grand public.

Youv Dee – Beaucoup

Sirap et Arsn ont d’ailleurs l’occasion de jouer un morceau chacun, ce qui est apprécié par le public.

En bref, une très belle soirée avec les très bonnes performances de quatre artistes célébrées par un public content d’être là !