Victor Solf (ex Her) nous donne beaucoup d’espoir

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Nous venons d’écouter Still There’s Hope, premier album de Victor Solf. Ce nom ne vous dit rien ? C’est normal. Victor Solf est plus connu pour avoir créé avec Simon Carpentier le groupe électro-pop Her en 2016. Ils rencontrent le succès en France et Outre-manche avec leur premier EP Tape # 1. Un second EP tape #2 paraît dans le même style en 2017. En pleine tournée, Simon Carpentier décède des suites d’un cancer. Victor Solf termine la tournée jusqu’en octobre 2018.

En 2019, il décide de poursuivre une carrière solo et travaille sur son premier album Still There’s Hope qui paraît le 30 avril 2021. Enregistré en Bretagne durant le confinement pour cause de Covid, entre ballades en bord de mer et introspection, cet album est plutôt réussi grace à un savant mélange d’électro-pop et de chansons soul piano-voix.

Le style et l’esprit de Her restent présent sur de nombreux morceaux How We Did ? ou Fight For Love mais d’autres se démarquent du style électro-pop (piano guitare voix) tels que Comet qui parle de son fils (on entend les rires d’un jeune enfant en fin de morceau) ou Traffic Lights (premier morceau écrit suite aux conseil de Yohan Lemoine guitariste des WoodKid).

How We Did

C’est finalement dans ces titres là que la bonne surprise se trouve. Nous ne doutions pas de la capacité de Victor Solf à continuer à écrire de bons morceaux electro mais nous ne connaissions pas sa belle plume pour des morceaux plus soul (le très beaux morceau Someone Else).

L’album a été réalisé avec un cercle restreint composé de Sylvain De Barbeyrac à la prise de son et au mix(qui a travaillé également pour les enregistrements live de Lomepal), Guillaume Ferran à la co-réalisation, aux claviers et basse(qui a publié cette année un album piano classique 8 – hour livestream très original), David Spinelli aux synthés, Mathieu Gramoli aux drums et percussions (a collaboré avec Corneille et Gaël Faye), Antoine Fouter au Mastering, et enfin Zéfire, Rappeur/chanteur de Montréal aux choeurs et à la co-écriture de certains titres, le tout enregistré aux studios Black Box à Angers et publié chez Universal Music Division Virgin Records.

Rorschach Test de Jay Jay Johanson

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On vient tout juste d’écouter le nouvel album de Jay Jay Johanson, intitulé Rorschach Test.

Jay jay Johanson nous réjouit une fois de plus avec ce très bel album. Le dandy suédois reste sur les fondamentaux qui ont fait sa réputation notamment sur Kings Cross paru en 2019 que nous avions adoré. Nous avions d’ailleurs pu voir Jay Jay Johanson sur cette tournée au Grand Mix de Tourcoing.

Voici donc ce nouvel album tant attendu, Jay-Jay Johanson nous ayant fait patienter avec deux singles, Roméo et Why Wait Until Tomorrow paru respectivement en février et mars et que l’on retrouve sur ce nouvel album Rorschach Test.

Mais pourquoi un tel nom pour cet album ? Pour rappel, le test de Rorschach a été crée en 1921 et consiste a montrer une série de planche de taches symétriques à un patient afin de déterminer sa personnalité. Le test a été utilisé pour détecter des troubles de la pensée sous-jacents, notamment dans les cas où les patients sont réticents à décrire ouvertement leurs processus de pensée. Le test doit son nom à son créateur, le psychologue suisse Hermann Rorschach. Chacun a pu faire cette expérience. On prend un peu de gouache que l’on met au milieu d’une feuille que l’on plie en deux et on écrase. Une fois la feuille dépliée, on vous demande ce que vous voyez. Un chien ? Une navette spatiale ? Jean Castex ? Dupont De Ligonnès ?

On imagine assez facilement que Jay-Jay Johanson ai baptisé son album ainsi afin de laisser libre cours à la personnalité de chacun, les perceptions et les sensations de l’auditeur.

Des sensations, des perceptions, chacun en aura à l’écoute de ce magnifique disque. Cependant, la ligne directrice est assez claire. JJJ (les 3 J pour Jay-Jay Johanson vous l’aurez compris je pense), nous donne du groove, du jazz, de l’electro et du piano-voix. De quoi mettre tous nos sens en éveil et en émoi. C’est beau, c’est élégant et gracieux. On y retrouve sa voix si particulière et envoûtante, cette atmosphère lente du trip-hop aux influences electro-jazz et dance. Jay Jay utilise une fois de plus les instrumentations pour mettre en valeur ses textes mélancoliques emplis de poésie.

Avec Roméo, premier titre de l’album (sorti en single) il s’agit d’une relation qui commence à s’effondrer et Jay-Jay demande à Roméo de le conseiller sur ce qu’il faut faire pour que la relation fonctionne à nouveau. C’est la première chanson qui a été écrite pour ce nouvel album. C’est une chanson qui a été créée alors qu’il se promenait, en chantant à voix haute, tout seul. Il y a eu ensuite un peu de programmation rythmique comme repère de tempo puis l’ensemble a été retravaillé en studio. Magnus Frykberg a ajouté la basse et le kickboard si caractéristique.

Why Wait Until Tomorrow (sorti également en signe) commence avec un a capella où vient s’ajouter le rythme de la batterie et les percussions. Magnus Frykberg et Jay-Jay ont ensuite ajouté une ligne de basse, un piano, des claviers et des cordes riches et profondes. Le clip est extraordinaire, Jay-Jay Johanson déambule seul dans un Paris déserté, confiné.

Sur Vertigo, on retrouve les rythmes latins de la Bossa Nova et les influences des bandes sonores des années 70.

Pour Amen, il s’agit en fait d’une improvisation sur les accords de God Save the Queen, l’hymne national de la Grande-Bretagne. Jay Jay l’a un peu modifié et a complètement changé sa structure. Et un jour, il s’est demandé pourquoi ne pas y ajouter une mélodie vocale. Il a donc commencé à fredonner la mélodie et les paroles sont venues très vite. Cette chanson a dû être écrite et enregistrée en 20 minutes.

Sur I Don’t Like You, Jay Jay Johanson fait un duo avec Sadie Percell avec laquelle il avait déjà enregistré Alone Again sur son album Poison il y a 20 ans.

Stalker, des voix lointaines comme des fantômes et des sons de claviers tourbillonnants, avec des guitares électriques qui rappellent les films noirs.

A propos de When Life Has Lost its Meaning. Jay jay Johanson raconte cette anecdote :

« Quand j’avais onze ans, peut-être douze, j’ai volé un livre dans la bibliothèque de la petite ville d’où je viens. Parce que je ne pouvais pas supporter de l’emprunter. C’était le livre « The Wild God, A Study in Suicide » d’Alfred Alvarez. Le livre traite de la mort de la poétesse Sylvia Plath et du tabou entourant le sujet du suicide. J’ai lu et relu ce livre, il a eu une énorme influence sur moi quand j’étais enfant. Le titre suédois du livre est « När Livet Mist Sin Meaning » (Quand la vie a perdu son sens) c’est le titre, traduit en anglais, de cette chanson. La chanson parle des belles choses qui me permettent de continuer quand la vie devient difficile. Un peu comme la chanson de Julie Andrews dans La mélodie du bonheur – comme « My Favourite Things » – tu sais, celle où quand elle se sent triste, elle pense à Raindrops on Rose Petals et Cat Whiskers, et ensuite elle ne se sent pas si mal. »

Andy Warhol’s Blood For Dracula est un morceau de piano sur le thème d’un des films d’Andy Warhol avec Udo Kier dans le rôle de Dracula. Ce thème vampirique est présent dans plusieurs chansons de cet album, rester éveillé la nuit, dormir toute la journée, être embrassé par les ténèbres. Même la photo de la couverture de l’album montre Jay Jay Johanson en train de dormir à la lumière du jour. En fait, la photo est une image d’un film qu’il a réalisé. La caméra est fixé au plafond juste au-dessus de son lit.

How Can i Go On, tout comme Romeo, commence par une voix et un rythme de batterie, le vétéran du jazz Joakim Milder y ajoute le saxophone et Magnus Frykberg la basse.

Cheetah, dernière chanson de l’album, est un thème au piano avec une ambiance jazz entraînante qui n’est pas sans nous rappeler le titre « Heard Somebody Whistle » en référence au single de style jazz avec le sifflet distinctif, de l’album Kings Cross de 2019.

Rorschach Test est paru le 19 mars 2021 chez Licence Kuroneko.

Duets l’album de duos de Sting sort aujourd’hui

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Cet album qui devait paraître à Noël sort finalement ce vendredi 19 mars 2021 et compile des collaborations qu’il a faites au cours de sa carrière. 

 « Au fil des années, j’ai enregistré tellement de duos avec des gens incroyables – Herbie Hancock, Eric Clapton — donc nous les avons rassemblés et je me suis dit qu’on devrait les sortir. Ces duos sonnent bien, ce sera une belle surprise de Noël. » Sting a toutefois dû se résoudre à postposer la date de sortie, Covid-19 oblige.

Parmi les duos, on retrouve ceux avec Cheb Mami, Eric Clapton, Shaggy, Mary J. Blige, Herbie Hanco, Annie Lennox, Charles Aznavour, Mylène Farmer, Melody Gardot, Gashi et Zucchero, entre autres !

Sting a détaillé avec soin ces différentes invitations à d’autres artistes, vous pourrez retrouver l’intégralité de ses explications dans de nombreuses vidéos sur sa chaîne Youtube

Les douces Roses des Paper Kites

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Le gros coup de cœur de la semaine pour Roses, le nouvel album de The Paper Kites. Ce groupe originaire de Melbourne fête ses dix ans avec un magnifique disque.

Petit coup d’oeil dans le rétro. The Paper Kites s’est initialement formé autour du duo formé par Sam Bentley et Christina Lacy, qui se produisent et écrivent ensemble depuis le lycée. Les autres membres David Powys (guitare/banjo), Sam Rasmussen (basse/synthé) et Josh Bentley (batterie) sont recrutés dans d’autres groupes basés à Melbourne en 2010 pour compléter la formation à l’origine de leur premier single, Bloom.

Avec leur mélange harmonieux et chaleureux et leur son indie folk-pop orienté vers l’acoustique, leur premier EP, Woodland en 2011, permet aux Paper Kites de se retrouver en tête d’affiche en Australie et réalisent quelques musiques de pubs pour la télévision.

À l’été 2012, ils ont en magasin suffisamment de titres pour un album complet, mais décide pourtant de publier un nouvel EP appelé Young North.

Leur premier vrai LP, States, sort finalement en 2013 et ils font leur premier voyage en Amérique du Nord, d’abord en première partie du groupe canadien City & Colour, puis en se lançant dans leur propre tournée.

Cherchant une direction différente pour leur second album, les Paper Kites retournent aux États-Unis pour travailler avec le producteur Phil Ek (Fleet Foxes, Manchester Orchestra), basé à Seattle, qui les aide à développer un son plus électronique, basé notamment sur le synthé. Sorti fin 2015, Twelvefour est une sorte d’album concept.

En 2018, On the Train Ride Home, composée en grande partie de titres acoustiques feutrés, sort dans l’indifférence générale. Initialement conçu comme un double album, la deuxième partie est ré-éditée pour sortir sous le format d’un album à part On the Corner Where You Live, qui sort en septembre de la même année. Ce dernier album offre aux Paper Kites une nomination aux ARIA Music Awards pour le meilleur album de l’année.

En 2021, Roses reste dans l’ambiance feutrée et éthérée du style assumé des Paper Kites. On y retrouve les lignes de guitares suaves et légères de Sam Bentley, véritable lead du groupe. Tous les titres sont d’ailleurs composés par Samuel Bentley. Les Paper Kites pourraient être les cousins de Cigarettes After Sex ou les petits-enfants de Chris Réa. Le disque dégage une grande sensation de sérénité, de tranquillité et de douceur si nécessaire en cette période.

Pour chaque morceau, The Paper Kites a invité une voix en guest, pas toujours très connue pour les frenchies mais à la justesse reconnue à l’écoute. Par exemple, la chanteuse portugaise MARO ouvre l’album avec Walk Above The City, et donne immédiatement la tonalité doucereuse voire mélancolique de l’album. La belle ambiance se poursuit avec l’américano-irlandaise Aoife O’Donovan (chanteuse des Crooked Still) sur Climb on Your Tears ou avec Amanda Bergman sur Crossfire. Enfin, la cerise est pour le très beau titre Without Your Love avec la belle Julia Stone.

Roses est un très bel album, à l’ambiance vous l’aurez compris très « smothie », à écouter à côté d’un feu de bois et la couette sur les genoux. Que c’est bon un peu de douceur !

Roses des Paper Kites est paru le 12 mars 2021 chez Nettwerk Records.

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Joseph D’Anvers sera sur France Inter dans l’émission Popopop d’Antoine De Caunes et nous parlera entre autres choses de son dernier album Doppelgänger.

Peter Frampton Forgets The Words

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Peter Frampton annonce la sortie de son nouvel album Forgets The World pour le 23 avril 2021chez Universal Music.

Parmi les 10 titres de ce nouveau disque, nous avons pu écouter Reckoner (Tom York/Radiohead) et Avalon (Brian Ferry/Roxy Music). Deux très belles reprises instrumentales qui laissent présager l’arrivée d’un album très réussi.

L’Impératrice annonce Tako Tsubo

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L’impératrice, le groupe électro-pop phare de la scène française nous annonce Tako Tsubo, son nouvel album pour le 26 mars 2021 sur le label Microqlima.

Parmi les 13 titres à venir, nous avons pu écouter Anomalie Bleue, Fou, Peur des Filles, et Voodoo. L’Impératrice assure toujours aussi fort et nous donne envie de nous lever de notre canap, de mettre encore un peu plus fort le son et de danser dans notre salon. Nous les avons déjà mis dans notre liste de favoris.

Roméo nous fait patienter

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Jay-Jay Johanson continue à nous faire languir tel Roméo avec sa Juliette. L’élégant crooner suédois nous a annoncé la sortie de son nouvel album Rorchast Test pour le 19 mars prochain mais nous fait patienter en sortant un nouveau single annonciateur de la couleur de ce futur album. Ce fut le cas avec Why Wait Until Tomorrow en février dernier puis aujourd’hui avec Roméo. Comme pour le single précédent, le titre principal est agrémenté de remixs et de versions revisitées. On a beaucoup aimé et nous attendons avec impatience ce nouvel album.

Nouvel album pour Arab Strap

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Sortie ce 05 mars 2021, du 07ème album studio du groupe écossais Arab Strap.

As Days Get Dark littéralement « Alors que les jours s’assombrissent » annonce la couleur, celle du désespoir et de l’obscurité. Nous allons bien sûr l’écouter et vous dire ce que l’on en pense.

Balthazar confirme avec Sand

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Balthazar confirme avec leur nouvel album Sand tout le bien que l’on pensait d’eux depuis que nous avions découvert ce groupe il y a deux ans avec Fever. La scène belge nous offre une fois de plus l’une de ses plus belles pépites avec Girls In Hawai ou Zita Swoon.

Sand est sorti le 21 février 2021 sur le label Play It Again, qui accueille déjà Westerman (album Dawbridge paru le 09 février), Other Lives (excellent album For Their Lives paru en avril 2020 dont la chronique est a retrouver sur notre site), Ghostpoet (album I Grow Tired But Dare Not Fall Asleep) ou encore Editors. Bref, beaucoup de beau monde sur ce label et Balthazar y a toute sa place depuis Fever et plus encore avec Sand.

La plupart des morceaux sont composés par Martin Devoldeer, leader du groupe accompagné de Jinte Deprez.

Nous avons passé un très bon moment à l’écoute de ce nouvel album plutôt bien produit. Le mastering est réussi même si nous pensons que les basses ont tendance à prendre un peu trop de place au détriment des synthés et des cuivres, mais il semble que cela soit un choix assumé par le style imposé de Balthazar.

Concernant le style, nous avons été séduit par la diversité des morceaux proposés. On y retrouve bien évidemment la trame Indie-Rock proposée dans Fever mais Balthazar nous offre également des morceaux bien maîtrisés dans la soul, le groove, l’électro-pop. Au chant aussi, nous avons aperçu des perspectives nouvelles, avec des voix aériennes inhabituelles dans l’écosystème de Balthazar. Cela laisse une belle marge de progression et de renouvellement pour Martin Devoldeer et Jinte Deprez. Balthazar est déjà a un très beau niveau de maîtrise, il y a très peu de maladresse à relever et l’album offre un bel équilibre et une belle cohérence.

La pochette est bien décalée comme on aime.. Une sorte d’animal-humain mi-monstre, mi-personnage de Pixar assis sur une chaise vous regarde les mains croisés. Oui, il a des bras et des mains. Est-ce un animal sorti des sables (d’où le titre Sand) ? Balthazar nous a habitué à des pochettes originales, Fever proposait des hyènes qui nous regardait d’un air peu rassurant.

Sand nous promet de belles soirées d’écoute dans les semaines à venir. Le défi était difficile pour Balthazar après un l’album Fever qui fut une consécration pour le groupe. Mais le pari a été tenu et réussi, nous nous en réjouissons tant Balthazar est intéressant dans son style, dans ses explorations et ses remises en cause. Sand est une belle preuve que Balthazar est bel et bien là pour quelque temps encore !