Les Hey Hey My My reviennent avec le bien inspiré British Hawaii

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Salut les newspopeurs et popeuses ! En ce beau dimanche ensoleillé et confiné, je me lève d’un bon pied. Je me fais un grand café et file tout droit sur ma plateforme d’écoute préférée. Je vais arrêter les rimes en « é », ça va vous énerver ! Bref, sur Qobuz ce matin, je clique sur un groupe qui m’est totalement inconnu : Hey Hey My My, c’est le nom du groupe et leur album British Hawaii.

Première écoute du premier morceau de ce nouvel album donc avec Plastic Life. Et là bonne nouvelle. C’est très agréable, c’est folk indie, très californien aussi.

Il est bon ce groupe anglais me dis je ! Sauf qu’après consultation de plusieurs sites internet, j’en apprend de belles à leur sujet !

Alors en résumé une petite bio rapide. Les Hey Hey My My (HHMM) est un duo indie folk parisien crée en 2007 par Julien Gaulier et Julien Garnier. Le nom du groupe vient d’une chanson chantée par Neil Young.

En 2007, ils sortent leur premier album éponyme aux influences folk et chatoyantes puis en 2010 un album électrique et « plus froid » A sudden Change of Mood.

Après un long silence de 10 ans, sort enfin le troisième album intitulé British Away. Durant ce temps, l’un a voyagé, fait du surf et l’autre s’est occupé de groupes comme les Radio Elvis et a travaillé avec le label Vietnam. Ce troisième album est un savant mélange de genre des deux précédents, entre folk-indie et pop.

« Toujours réalisé sans producteur, les choses sont faites par nous-mêmes. Nous avons voulu prendre notre temps avant de sortir un nouvel album, sans faire de remplissage afin de retrouver le côté folk que nous avions toujours eu, avec nos influences telles que Marc Demarco ou Kevin Morby ».

C’est une très belle surprise de découvrir ce groupe et cet album aux influences anglaises et californiennes.

Je recommande les titres Saturday aux fortes sonorités de Nada Surf, le très brit-pop Go To Your Town ou Egija, morceau solaire pop-folk.

Avec British Hawaii, les Hey Mey My My semblent revenus à leurs premiers amours folk-indie pop bien inspirés redevenant ne leur en déplaise, les chefs de file du néo-folk made in France à l’instar des Coccoon ou Cocteau Twins.

I’m Not a Dog on a Chain, album le plus audacieux et aventureux de Morrissey.

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Morissey vient de sortir son 13e album studio solo, « I’m not a Dog on a Chain ». C’est le troisième album à pâraître sur le label BMG après l’album de reprise de l’année dernière « California Son », qui s’est classé 4ème sur les charts britanniques.

« I’m not a Dog on a Chain » a été produit par le lauréat du Grammy Award Joe Chicarelli (Beck, The Strokes, The Killers) et enregistré lors de sessions au Studio La Fabrique à Saint-Rémy-de-Provence, en France et Sunset Son à Hollywood, Californie.

« J’ai produit quatre albums studio pour Morrissey », a déclaré Chicarelli. «C’est son album le plus audacieux et le plus aventureux à ce jour. Il a repoussé les limites, à la fois musicalement et lyriquement. Et encore une fois, il montre en tant que compositeur et chanteur qu’il est dans sa propre catégorie. Honnêtement, personne ne peut être Morrissey mieux que… Morrissey ! »

Morrissey a annoncé la sortie de son nouvel album en partageant le 9 janvier denier le premier single « Bobby, Don’t You Think They Know ? ». La chanson est chantée en duo aux côtés de la légende du Motown Thelma Houston, qui est peut-être plus connue pour son interprétation de « Don’t Leave Me This Way », qui a culminé au Billboard Hot 100 en 1977.

Thelma Houston a commenté ce qui suit. «L’une des plus grandes joies pour moi dans cette entreprise est d’avoir l’opportunité de collaborer avec d’autres artistes importants. J’aime le défi de voir si ce que je fais peut fonctionner avec ce qu’ils font. Parfois cela fonctionne, et parfois non. Je pense que la combinaison de ce que Morrissey chante et de ce que je chante fonctionne vraiment sur « Bobby ». Et c’était tellement amusant de travailler avec Morrissey en studio aussi! « 

Le 31 janvier, Morrissey a sorti « Love Is On Its Way Out », le deuxième extrait de l’album, puis le 21 février, « Knockabout World », le troisième single de l’album. La chanson commence par le chant captivant de Morrissey en chantant « Félicitations – vous avez survécu, Félicitations – vous êtes toujours en vie! », paroles prémonitoires s’il en est en cette période de Covid-19. Une chanson entraînante de 3 minutes mettant en vedette des riffs de synthé, une électronique étincelante et des guitares sonores qui forment un orchestre de cordes euphoriques luxuriantes.

« I’m Not a Dog on a Chain » est sorti a en format numérique et en streaming, en plus d’un CD digisleeve, d’un vinyle noir de 140 grammes et d’un vinyle rouge transparent qui seront disponibles chez HMV et dans certains magasins indépendants. Deux formats D2C sont également disponibles: vinyle transparent et cassette.

Cette nouvelle annonce fait suite à la nouvelle selon laquelle Morrissey a atteint la première place du classement UK Vinyl Singles Chart avec sa version du classique de Roy Orbison de 1964, « It Over ».

Echo Echo, l’album acoustique de Iamx

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Chris Corner, le leader du groupe britannique d’électro trip-hop Sneaker Pimps, fait de la musique sous le pseudonyme IAMX depuis 2002, musique qui oscille entre synthpop dramatique et artpop expérimental. Avec son neuvième album « Echo Echo », il ouvre de nouvelles perspectives avec les vieilles chansons d’IAMX qu’il a réarrangées et habillées acoustiquement.

Le premier morceau « I Come With Knives », par exemple, est une version délicate et crépitante du morceau de l’album « The Unifield Field » (2013), qui à l’époque était toujours très énergique et grinçant. Désomais, cela ressemble à l’une des pièces les plus récentes et silencieuses d’Einstürzende Neubauten.

« Kiss And Swallow » du premier album d’IAMX (2004) rappelle à nouveau les morceaux les plus tranquilles de Depeche Mode. Presque toutes les chansons ont en commun que la version acoustique les rend plus longues que les originaux, l’extension temporelle leur donne également une dimension et une émotivité plus profondes.

Le disque a été produit par le gagnant du Grammy Award David Bottrill (Peter Gabriel, Muse, Tool), qui avec Corner s’est retiré pour les enregistrements dans un studio dans le désert de Mojave et, en plus de la guitare acoustique et de la voix, a ajouté beaucoup de pédales de boucle, d’effets multicouches. En fin de compte, il s’agit d’un album légèrement différent, qui est à la fois un best-of et un premier album.

Cet artivle a été traduit et reproduit à partir du site Laut.de https://www.laut.de/IAMX/Alben/Echo-Echo-113865

Baby Love de Murat, nostalgique et optimiste.

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Salut les NewsPopers et Popeuses. Ce vendredi est sorti Baby Love, le nouvel album de Jean-Louis Murat. Et depuis vendredi, il tourne en boucle sur ma platine évidement.

C’est un beau disque que nous offre notre auvergnat préféré.

C’est avant tout l’influence de la soul et du rythm’n blues de la fin des années 60 et du début des 70’s qui se ressent le plus tout au long de ces onze belles chansons.

L’album respire également une certaine nostalgie de Jean-Louis Murat pour ses débuts dans les années 80 avec certaines sonorités synthétiques très présentes sur La Princesse of the Cool par exemple.

Les textes quant à eux fonctionnent toujours sur cette ambivalence si chère à l’artiste alternant entre la description d’une nouvelle relation sur Si je m’Attendais et la rupture sur Ça s’est fait.

Bien sûr impossible de ne pas faire une gentille référence à son Auvergne natale sur ce disque avec le morceau Montboudif.

Jean-Louis Murat nous offre donc un très beau nouvel album, musicalement optimiste et aux textes toujours aussi raffinés.

Mes morceaux préférés : La Princesse of the Cool, Si je m’attendais, Tony Joe et le Reason White.

Baby Love est disponible partout chez les bons disquaires et sur les plateformes de téléchargement.

Myopia, album introspectif d’Agnès Obel

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Agnès Obel signe son 4ème album intitulé Myopia. Ce nouvel album est ue nouvelle étape pour cette danoise de 40 ans. Les trois premiers albums d’Obel sont sortis chez PIAS, mais elle est maintenant « ravie » d’avoir signé chez le premier label de musique classique au monde, Deutsche Grammophon. Lors d’un récent voyage aux Capitol Studios, à Los Angeles, elle a été stupéfaite par les photos de musiciens célèbres qui y ont enregistré au fil des ans (Myopia sort sur le label américain Blue Note, propriété de Capitol).

Pourtant Agnès Obel ne se considère pas comme une artiste classique, mais elle a eu l’occasion de rencontrer le Directeur Artistique de Deutsche Grammophon avec lequel elle s’est très bien entendue et s’est sentie la bienvenue.

Agnès Obel considère la musique comme un atelier d’introspection. Dans son album précédent Citizen of Glass, elle a travaillé sur la perspective et la perception. Dans Myopia, elle explique comment son esprit peut lui jouer des tours et comment celui-ci peut être son meilleur ami comme son pire ennemi. Myopia est la poursuite de cette analyse plus introspective, plus personnelle débutée sur Citizen Of Glass son précédent album. Agnès Obel prend conscience ici de sa propre distorsion de la réalité.

« C’est bien d’enquêter sur la façon dont l’esprit vous joue des tours – cela peut être apaisant », dit-elle. « Votre esprit est un catalyseur, jamais neutre. Il est coloré par tous vos souvenirs et les substances chimiques de votre cerveau. Se promener en pensant que votre expérience de la vie est neutre est le fondement de nombreuses erreurs ».

Myopia a été réalisé dans son home studio à Berlin. Elle travaille seule, aimant se retrouver isolée dans sa bulle; cette solitude lui paraît nécessaire.

Les collaborations directes sont difficiles pour elle : « Ça n’a jamais vraiment marché pour moi. C’est trop éloigné de ce que sont mes chansons ». Mais dès qu’Obel trouve un collaborateur en qui elle a confiance, elle s’y tient. Reprenant son rôle à travers ses trois premiers albums, Martin Englert a maîtrisé Myopia. « Je lui fais confiance maintenant parce qu’il a un merveilleux studio analogique et qu’il me connaît aussi – il corrige même les fréquences [pour moi] », dit Obel.

En fin de compte, Obel voit sa prédilection pour le travail en solo comme une aventure dans sa « petite grotte ». « Je veux me rapprocher des expériences que j’ai vécues », dit-elle. « J’aime quand les musiciens font aussi des recherches et qu’ils les intègrent dans le processus d’écriture. Je dois faire confiance à mon intuition. Et sa grotte est vraiment son premier amour : si elle est obligée de choisir entre le spectacle et l’enregistrement, elle préfère faire des albums. Malgré cela, Obel est consciente de sa présence sur scène.

La pochette de l’album correspond à l’atmosphère du disque. le visage d’agnès Obel apparaît en clair-obscure, éthéré, les yeux perdus dans les songes. L’image est floue, légèrement bleutée. Le bleu est la couleur dominante de la pochette. Toutes les images semblent avoir été photographiées à travers un filtre bleu issu d’un écran télé.

Myopia est une invitation au voyage enchanteur vers des contrées imaginaires. Le temps semble suspendu, les voix sont cristallines, le piano et les mélodies féériques. La musique y est douce, gracieuse, aérienne. Agnès Obel nous fait une démonstration de son talent, de son art délicat et de sa présence unique.

Toutes les infos sur la tournée d’Agnès Obel sont dispos ici

https://www.agnesobel.com

Bowie : It is a wonder for the fans

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C’est le Valentine’s Day pour les fans absolus du regretté David Bowie. Ce vendredi 14 février 2020 est sorti Is It AnyWonder ?

Quatre ans après son décès, Parlophone publie un EP 6 titres de David Bowie, composé d’inédits et de raretés enregistrés en 1996-97 dans sa période Outside et Earthling.

L’EP s’ouvre sur Baby Universal 97, une chanson qui figurait sur le deuxième album de Tin Machine. Cette version devait figurer sur Earthling, entre ‘I’m Afraid Of Americans’ et ‘Law (Earthlings On Fire)’.

“Fun”est une remise à jour de ‘Fame’, repris sous le titre ‘Is It Any Wonder?’ lors des sets en club de la tournée Earthling. Les parties rythmiques et les programmations ont été réalisées à Dublin, lors des répétitions de la tournée, début 1997.

“Stay 97” est, comme son nom l’indique, une relecture de la chanson parue en 1976 sur l’album Station To Station. La version a également été enregistrée à Dublin avec Mark Plati et Reeves Gabrels lors des répétitions de la tournée Earthling.

I Can’t Read” figurait sur le premier album éponyme de Tin Machine paru en 1989. Lors du mixage d’Earthling, David Bowie l’a ré-enregistré et le titre a temporairement fait partie de la version finale de l’album, avant d’être écartée au profit de ‘The Last Thing You Should Do’.

Le semi-instrumental ’Nuts’ a été co-écrit par David Bowie, Reeves Gabrels et Mark Plati. Il a aussi été enregistré lors de la dernière séance d’enregistrement d’Earthling, en novembre 1996. Retiré du tracklisting au dernier moment, le titre est resté inédit jusqu’à ce jour.

La version physique de l’EP s’ouvre et se referme sur deux versions de The Man Who Sold The World : la première est extraite d’une séance d’enregistrement pour la BBC, le 8 janvier 1997 , à l’occasion du 50 ème anniversaire de Bowie, l’autre est un live remixé par Eno.

Disponible en streaming le 13 février, Is It Any Wonder ? sera dans les bacs des disquaires le 20 mars. Les fans voudront l’avoir dans tous les formats disponibles.

Cet article est issu du site InOut Côte d’Azur à lire ci-dessous

https://inout-cotedazur.com/2020/02/13/david-bowie-is-it-any-wonder/

Avec Circles, Mac Miller tire sa révérence avec grande classe !

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Salut les newspopers et popeuses ! Bing, claque dans ma petite gueule de novice cette semaine avec cet album « Circles » de Mac Miller. En consultant les nouveautés annoncées sur l’excellente plateforme de streaming Qobuz, je m’arrête sur cet album. « Circles » de Mac Miller, classé dans le genre Rap. Ouais, bon why not ? Le genre Rap met mes sens en alerte, attention lumière orange clignotante dans ton crâne, tu vas pas aimé mon pote me chuchote cette petite voix qui prétend être celle de ma conscience depuis presque 50 ans. Bon, allez tant pis, partons à l’aventure, on est jamais à l’abri d’une bonne surprise.

Et la bonne surprise, elle est là. Cet album est juste très beau. C’est mélodieux, c’est musical, c’est dansant. La voix de Mac Miller est très mélodique, ça chante. Je trouve tout ça très groove en fait !

Je me dis que ce n’est pas vraiment du Rap, ou pas trop en fait. J’en discute avec mon fils de 16 ans bien plus informé sur le sujet que ma pomme. En fait, Mac Miller avec cet album posthume, ah bon ? Il est mort ? C’est con ! Bah ouais, il est mort en 2018 d’une overdose de différentes drogues. Bref, avec « Circles » donc, Mac Miller fait du Rap Low-Fi, c’est un dérivé de cloud rap et de boom bap.

Ouch ! Ah bah oui, là c’est beaucoup plus clair ! Il y a plein de termes qui me sont inconnus dans cette phrase. Va falloir que je me documente. Allez, petit tour chez Wikipédia.

Explication pour les nuls dans mon genre. Le Cloud Rap appartiendrait à une sous-famille du rap avec une structure plus lente et plus aérienne (d’où le cloud !) que le rap traditionnel. Le Cloud Rap utiliserait également beaucoup de représentations un peu rétro de consommation issus des années 80 jusqu’au milieu des années 2000. On pourrait citer par exemple les jeux vidéos Nintendo 64 ou Sega, les VHS, Internet, le postmodernisme. Le représentant du Cloud Rap en France serait PNL apparement (so what ?).

Bon et le Boom Bap alors ? Style de production hip-hop dominant dans les années 90, le boom bap est synonyme d’ancien temps ou plutôt synonyme du rap old school. Basé sur un rythme à quatre temps, le terme “boom bap” fait référence au rythme des coups de batterie qui nous ramènent au tout début, au moment de l’émergence du hip-hop aux Etats-Unis.

En effet à l’écoute de l’album « Circles », Matt Miller fait du Rap Low-Fi Boom Bap ! Et oui, mes newspopers ça vous en met un coup non ? Pour ma part, je viens de prendre un cours particulier sur les déclinaisons du genre Rap. Et le Lo-Fi alors ? Ah bah oui, le Rap Lo-Fi c’est quoi alors ? Le Rap Lo-Fi a la particularité d’être uniquement instrumental, ou simplement narré de passages de films ou d’une citation tirée d’un manga japonais. Caractérisé par sa lenteur et l’utilisation de sons désuets, tels que des grésillements, le bruit d’un lecteur radio ou d’un vieux solo de jazz en mauvaise qualité, ce genre est d’une rare douceur. Personne ne sait néanmoins d’où il vient précisément, mais sa paternité a naturellement été attribuée par les aficionados aux génies du genre, tels que Nujabes, J Dilla ou Jinsang.

Bon, me voilà à peu près à jour pour les genres. Mais alors, que vaut cet album ? Et bien, je dois dire que je passe de très bons moments depuis le début de semaine en écoutant et ré-écoutant ce disque. Je vous le conseille à l’écoute dans votre salon tranquillou, avec un verre de votre boisson préférée (c’est selon le stye de chacun), lumières quelques peu tamisées. Circles est un album très intéressant, aux titres variés, aux diverses influences (évoquées plus haut, faut suivre les loulous), très groovy (vocabulaire de l’ancien monde), très Boom-Bap.

L’excellent titre « Everybody » ravira vos cages à miel à écouter ici

Et « Hand Me Downs », un titre raffiné tout en douceur à écouter également ici.

Putain, ça me fait tout drôle de vous dire ça, mais je croix que j’aime le rap, celui-ci en tout cas. C’est du rap pour les vieux comme moi !

Ozzy Osbourne dévoile Ordinary Man avec Sir Elton John en Guest Star

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Le nouvel album d’Ozzy Obsourne(chanteur de Black Sabbath), intitulé « Ordinary Man » est annoncé dans les bacs le 21 février 2020. Il y a deux mois, le musicien avait déjà dévoilé un premier extrait « Under the Graveyard », il vient de publier ces derniers jours un titre éponyme avec un Big Guest Star ! Sir Elton John himself !

Une nouveauté à découvrir ici :

Les 10 albums que nous avons aimé en 2019

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Stéphan Eicher – Homeless Songs
Cigarettes After Sex – Cry
Half Moon Run – A Blemish in the Great Light
Antoine Pesle – Hifi Romance
Isaac Delusion – Uplifters
Hyperspace – Beck
Beirut – Gallipoli
Alain Souchon – Âme Fifties
Emily Jane White – Immanente Fire
Nick Cave and The Bad Seeds – Ghosteen

Structuralism d’Alfa Mist est épatant !

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Ce jeune britannique n’en est qu’à son second album mais ça sonne déjà comme un artiste à la carrière longue qui sortirait son 20ème album.
Alfa Mist (Alfa Sekitelo de son vrai nom) explique qu’il a été affecté par son environnement. Son éducation l’a façonné d’une manière qui fait qu’il ne sait pas comment communiquer. Le structuralisme signifie « je suis comme je suis à cause de la structure de la société dans laquelle j’ai grandi, maintenant j’ai besoin d’apprendre à communiquer ». L’objectif semble atteint avec « Structuralism ».

44, premier titre de l’album débute avec les commentaires en anglais d’une femme, puis se poursuit avec trompette, beat jazzy, synthés rétro. Tout y est déjà dès le premier titre. On est dans le groove, jazz, hip-hop fusion. La couleur est annoncée. Les nappes de synthés accompagnent le tic de rythme beat jazz pour accueillir au milieu du morceau la guitare électrique soliste, qui s’en donne à cœur joie. Bref 44 nous livre dès l’entrée un plat de résistance bien garni, un régal. Le morceau est long (10 minutes) et dense. Mais pas d’indigestion car la suite passe tout seul.

Falling, second morceau de l’album est feutré, nappé, élégant. Un pur régal pour les oreilles délicates. Kaya Thomas-Dyke au chant apporte toute sa douceur et sa sensualité. Le morceau se termine au piano et violoncelle pour la touche finale de cette chute en douceur.

Mulago, troisième titre débute au piano sous les commentaires en anglais d’une femme anglaise. Est-ce une redite du premier morceau ? Pas du tout ! Un morceau lent, hypnotique, voluptueux. La trompette vient compléter le trip de la ritournelle du piano qui tourne en boucle. L’auditeur est déjà sous le charme dès ce troisième morceau, impressionné par l’efficacité de la démonstration.

Glad I Lived, débute sur les commentaires d’un homme anglais. Belle présence de la batterie qui vient rythmer l’ensemble du morceau autour du saxo et du violon, et le synthé en arrière plan discret. Un morceau loin d’être simpliste, il devient en réalité de plus en plus complet tout au long des 6 minutes d’écoute. Le morceau se termine en sonorités très originales. A ré-écouter plusieurs fois pour comprendre l’ensemble de sa force.

Jjajja’s Screen, cinquième titre de l’album est un pur morceau jazz club. Trompette, guitare et synthé. C’est langoureux, de la fumée de cigarettes s’échappe de la salle, on s’attend à voir débouler un trompettiste noir dans son salon tellement l’ambiance est forte et immersive. Un aller simple pour un club de jazz new-yorkais sans bouger de son salon. Enjoy !

Nayiti, sixième titre de l’album donne la place aux cuivres. Plus de 09 minutes d’immersion pour déguster un solo de trompette accompagné de nappage de synthés. Un morceau à réserver aux inconditionnels du genre pourrait-on croire mais non, là aussi une belle surprise attend celui qui prendra le temps d’écouter le morceau dans son intégralité. La trompette laisse sa place à la guitare soliste qui se donne corps et âme ! Ce morceau est d’une très grande intensité, les 9 minutes et trente secondes ne sont pas superflues. C’est juste ébouriffant !

Retainer, septième morceau démarre lentement, quasi en procession avec batterie et cuivre. Et puis la guitare soliste vient colorer le morceau. C’est du classique, pas de surprise, c’est du connu. Mais là aussi, étonnement une deuxième partie semble se découvrir après le classique, l’attendu. Le piano ouvre la voie à la guitare électrique qui joue une partition et un son encore jamais joué sur l’album. Bref, encore une fois il faut être patient pour profiter pleinement du potentiel du morceau.

Door, huitième et dernier morceau de l’album avec Jordan Rakei est un morceau chanté, le moins jazzy de l’album, presque trip-pop, ovni par rapport aux sept autres morceaux, histoire de nous surprendre jusqu’au dernier sillon. Épatant ! 

Avec Gallipoli, Beirut nous offre un mélange cathartique du passé et du présent artistique

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Beirut se caractérise par une capacité à proposer des styles musicaux très variés, folk, pop, rock mais également des sonorités d’origines tziganes ou slaves.

Multi-instrumentiste, Zach Condon, leader de Beirut a débuté dès sa plus jeune enfance la musique en apprenant seul l’accordéon, le piano ou la trompette son instrument de prédilection.

Dès 16 ans, il quitte les Etats-Unis et découvre les musiques du monde et celles de l’Europe de l’Est, et sera fortement influencé par les compositions du collectif macédonien Koceani Orkestar ou le musicien yougoslave Goran Bergovic.

C’est en 2006 que Zach Condon se fait remarquer avec un premier album (Gulag Orkestar) sous le nom de Beirut, enregistré avec l’aide précieuse de Jeremy Barnes du groupe Neutral Milk Hotel.

Beirut – Gulag Orkestar (2006)

En 2007, Beirut publie plusieurs LP dont Elephant Gun sur lequel se trouve une version originale du Moribond de Jacques Brel. Cette même année, sort le second album studio du groupe The Flying Club Cup, album hommage à la France dont Zach Condon est tombé amoureux.

En 2011 sort l’album The Rip Tide puis en 2015 le quatrième album No No No.

Bierut – The Tip Ride (2011)
Beirut – NO No No (2015)

Pour son dernier album intitulé « Gallipoli », tout commence lorsque Condon a enfin pu récupérer son orgue Farfisa qui était resté dans la maison de ses parents à Santa Fe. Pour l’anecdote, cet instrument a été acquis lors de son premier emploi dans une salle d’art et de cinéma. Un claviériste de cirque ambulant l’avait laissé dans l’entrepôt après que certaines touches et fonctions de l’organe soient tombées en panne et aient cessé de fonctionner.

La plupart des chansons de son premier disque (Gulag Orkestar, 2006) et également du second (The Flying Club Cup, 2007) ont été entièrement écrites sur cet orgue.

 Au début de l’hiver 2016, Zach entame la composition de ce qui allait devenir « Gallipoli » sur cet orgue Farfisa.

Orgue Farfisa

Rapidement les chansons prennent forme, l’inspiration étant au rendez-vous et Zac Condon programme une session de trois semaines dans un tout nouveau studio à Chelsea, le Relic Room.

Relic Room Studio à Chelsea

Gabe Wax, le producteur de No No No, qui partage la même vision artistique rejoint Condon pour l’enregistrement.

Gabe Wax

Une fois les principaux instruments enregistrés, Nick Petree (batterie) et Paul Collins (basse) rejoignent Zac Codon et retravaillent chaque note avec des amplificateurs cassés, des échos spatiaux, des systèmes de sonorisation et des vieux magnétophones.

Nick Petree
Paul Collins

Sur son site internet, Zac explique « Nous avons parfois laissé un synthé tourner en boucle dans la salle d’enregistrement à un volume si fort que nous devions porter des écouteurs sur les oreilles lorsque nous rentrions dans la pièce pour effectuer des réglages. Je voulais que chaque grincement et chaque gémissement des instruments, chaque note désaccordée, chaque bourdonnement d’ampli et chaque dysfonctionnement technique restent incrustés dans les fentes des chansons ».

Après quelques difficultés dans sa vie personnelle, un divorce, un bras cassé en faisant du skate et le dégoût de la politique américaine de Trump, Zac décide de s’installer définitivement à Berlin au printemps 2017.

Mais c’est finalement Paul Collins qui déniche le studio « Sudestudio » niché dans la région rurale des Pouilles en octobre 2017.

Sudestudio (Lecce)
Sudestudio (Lecce)

Le mois suivant, Condon et ses musiciens passent entre 12 à 16 heures par jour en studio, avec quelques excursions nocturnes.

Zac Condon raconte : « Une nuit, nous sommes tombés par hasard sur une ville insulaire médiévale, Gallipoli. Nous avons suivi une procession où une fanfare, menée par des prêtres portant une statue du saint local, remontait les rues étroites et sinueuses de la ville… Ce soir-là, nous sommes rentrés tard à Sudestudio. Le lendemain, j’ai écrit d’une traite le morceau que j’ai fini par baptiser « Gallipoli ». 

Gallipoli (Italie)

Après dix heures de transe créative, Nick Petree et Paul Collins sont venus apporter leur talent pour rajouter les basses et les percussions.

« J’étais assez heureux du résultat, qui me semblait être un mélange cathartique de mon passé et de mon présent artistique, me renvoyant à la joie de ressentir, jadis, la musique comme une expérience viscérale.

À ce moment-là, j’ai compris que c’était le fil conducteur de l’album ».