Sgt Culpepper joyau du groove et de la soul

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Belle découverte cette semaine de l’album de Joël Culpepper sorti le 23 juillet 2021 sur le label Mr Bongo. Le titre est une belle référence à l’album des Beatles SgtPepper’s Lonely Hearts Club Band mais nous avons entendu dans la voix et dans le style de Joël Culpepper une autre belle référence à Prince, ce qui reste du très bon vous en conviendrez.

Il s’agit du premier album de ce talentueux artiste londonien qui a su s’entourer de professionnels haut de gamme. Il s’est ainsi entouré des meilleurs musiciens comme le multi-instrumentiste Redinho, le rappeur du sud de Londres Kay Young ou des producteurs Swindle (Ezra Collective, Mahalia), de Joker (Stormzy, Kojey Radical) ou Tom Misch.

Nous aurons la chance de voir Joël Culpepper en live le 04 février 2022 au Grand Mix de Tourcoing et ça c’est une sacrée bonne nouvelle.

L’échappée belle de Lhonn

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Nous venons d’écouter avant sa parution le 15 novembre 2021 le premier EP éponyme de LHONN.

Lhonn est un jeune artiste français, auteur, compositeur et interprète qui s’inscrit vraisemblablement comme une future référence de la downtempo française. Nous avons été séduits par la belle écriture des textes et la qualité de la production musicale.

LHONN vous entraîne dans un univers onirique empli de romantisme et de sensualité. Avec une voix singulière et un phrasé original, nul doute que LHONN creusera son sillon dans la nouvelle vague dance-pop.

Le premier single « L’échappée belle » est sorti le 05 novembre dernier et est à découvrir ici.

Un deuxième single « Coup de grâce » est dores et déjà disponible sur toutes les bonnes plateformes d’écoute histoire de patienter jusqu’à la sortie officielle de ce joli premier EP.

Le concept d’Arthur H

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« Mort prématurée d’un chanteur populaire dans la fleur de l’âge » est le nouvel album d’Arthur H qui donne une seconde vie aux chansons de la pièce de théâtre éponyme qu’il avait réalisé et joué en collaboration avec Wajdi Maouwad en 2019.

Album concept de 08 titres où l’autotune est utilisé juste ce qu’il faut afin de colorer élégamment la tonalité du disque en musique urbaine.

On peut vous dire qu’on a adoré « Recueillement », poème de Charles Baudelaire modernisé sans en en perdre la quintessence. La tentative était risquée pour ne pas dire casse gueule mais c’est une réussite complète. « O ma douleur sois sâge et tient toi tranquille ». Riff guitare, autotune, effets de saturation sur des paroles de l’auteur des fleurs du mal !

« Hologramme » est un titre massif, la présence de « la basse et du clap » impose un rythme lancinant et entêtant. Les effets d’autotune sur la voix et de « glitch »sur la musique sont parfaitement appropriés à cet hologramme fascinant.

« Nancy » et « La plus triste des chansons de ce triste monde »sont deux titres plus classiques où le piano et la voix naturelle d’Arthur H nous confirme le va et vient entre modernité, urbanité et classicisme de cet album.

« L’avalanche » ouvre l’album et nous fait glisser sur une mélopée de notes de piano et de synthétiseurs omniprésentes annonçant le déclenchement de l’avalanche inexorable et attendue à travers la montée de la voix d’Arthur H.

« Murmures » est le titre le plus punchy et le plus court. A écouter un peu fort au casque pour bien prendre le mur en pleine face.

Les paroles de « C’est punk putain !  » sont extraites du livre « Mort d’un chanteur populaire en pleine force de l’âge » de Wajdi Maouwad. Morceau parlé par Arthur H et Wajdi (la voix nous fait penser à François Berléand). « C’est punk putain !  »raconte l’histoire d’une star sur le déclin dont le manager imagine sa sortie de scène par sa mort imaginaire puis la sortie de son album posthume et son retour sur le devant de la scène pour faire exploser le cynisme du sytème « show-business ».

Nous ne ferons pas de commentaires sur le dernier titre « L’errance », tiré de la pièce de théâtre que nous n’avons pas vu. Mais nous n’y avons pas compris grand chose.

Nous avons aimé les traitements sonores de Léonore Mercier sur « Hologramme », les arrangements de Nicolas Repac sur « Nancy » et le mastering de Benjamin Joubert sur « Hologramme » et « Recueillement ».

En conclusion, Arthur H nous propose un joli objet bizarre et hétérogène. Les quatre premiers titres sont les plus réussis avec une mention particulière pour « Recueillement » et « Hologramme ».

L’impératrice ou le syndrome du coeur brisé

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On a connu L’Impératrice avec leur EP intitulé Odyssée en 2015. On les a vu sur scène au Grand Mix de Tourcoing en 2018 lors de la promo de leur 1er album Matahari.

Nous étions littéralement tombés sous le charme de ce groupe qui respirait la bonne humeur et exprimait toute sa joie et son bonheur d’être sur scène.

Cette même joie se retrouve sur Tako Tsubo, le nouvel album de L’Impératrice qui a su garder son ADN si singulière dans la nouvelle scène musicale française. Tako Tsubo est une expression japonaise signifiant « les syndromes du coeur brisé », une déformation du coeur dû à un surcroit d’émotions. Titre évocateur des sensations produites à l’écoute de ce nouvel album.

L’Impératrice est un groupe composé de 6 musiciens : Charles de Boisseguin (fondateur et claviers), Hagni Gwon (claviers), David Gaugué (basse), Achille Trocellier (guitare électrique), Tom Daveau (batterie) et Flore Benguigui au chant.

L’Impératrice propose une musique électro-pop, à base de synthétiseurs des années 70 produisant un son très groove, funk et dance à la fois, une ambiance enveloppante qui appelle à la mobilité des corps.

L’album est sorti chez microqlimat qui a produit également l’album Uplifters d’Isaac Delusion en 2019.

Pour Tako Tsubo, L’Impératrice a fait appel à Renauld Letang pour la réalisation. Ingénieur son pour les concerts de Jean-Michel Jarre, il a travaillé avec Alain Souchon (il remporte en 1996 la Victoire du meilleur son pour l’album Défoule Sentimentale), Les Silencers, Manu Chao, Jean-Louis Aubert ou Philippe Katerine. L’album est également mis en valeur par un mixage haut de gamme dû à Neal Pogue (OutKast, Stevie Wonder, Earth Wind & Fire).

Avec Tako Tsubo, L’Impératrice s’inscrit comme l’un chef de fil de la french touch pour les années à venir. Ils seront en concert dans le Nord le 04 février 2022 à l’Aéronef de Lille.

Victor Solf (ex Her) nous donne beaucoup d’espoir

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Nous venons d’écouter Still There’s Hope, premier album de Victor Solf. Ce nom ne vous dit rien ? C’est normal. Victor Solf est plus connu pour avoir créé avec Simon Carpentier le groupe électro-pop Her en 2016. Ils rencontrent le succès en France et Outre-manche avec leur premier EP Tape # 1. Un second EP tape #2 paraît dans le même style en 2017. En pleine tournée, Simon Carpentier décède des suites d’un cancer. Victor Solf termine la tournée jusqu’en octobre 2018.

En 2019, il décide de poursuivre une carrière solo et travaille sur son premier album Still There’s Hope qui paraît le 30 avril 2021. Enregistré en Bretagne durant le confinement pour cause de Covid, entre ballades en bord de mer et introspection, cet album est plutôt réussi grace à un savant mélange d’électro-pop et de chansons soul piano-voix.

Le style et l’esprit de Her restent présent sur de nombreux morceaux How We Did ? ou Fight For Love mais d’autres se démarquent du style électro-pop (piano guitare voix) tels que Comet qui parle de son fils (on entend les rires d’un jeune enfant en fin de morceau) ou Traffic Lights (premier morceau écrit suite aux conseil de Yohan Lemoine guitariste des WoodKid).

How We Did

C’est finalement dans ces titres là que la bonne surprise se trouve. Nous ne doutions pas de la capacité de Victor Solf à continuer à écrire de bons morceaux electro mais nous ne connaissions pas sa belle plume pour des morceaux plus soul (le très beaux morceau Someone Else).

L’album a été réalisé avec un cercle restreint composé de Sylvain De Barbeyrac à la prise de son et au mix(qui a travaillé également pour les enregistrements live de Lomepal), Guillaume Ferran à la co-réalisation, aux claviers et basse(qui a publié cette année un album piano classique 8 – hour livestream très original), David Spinelli aux synthés, Mathieu Gramoli aux drums et percussions (a collaboré avec Corneille et Gaël Faye), Antoine Fouter au Mastering, et enfin Zéfire, Rappeur/chanteur de Montréal aux choeurs et à la co-écriture de certains titres, le tout enregistré aux studios Black Box à Angers et publié chez Universal Music Division Virgin Records.

Rorschach Test de Jay Jay Johanson

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On vient tout juste d’écouter le nouvel album de Jay Jay Johanson, intitulé Rorschach Test.

Jay jay Johanson nous réjouit une fois de plus avec ce très bel album. Le dandy suédois reste sur les fondamentaux qui ont fait sa réputation notamment sur Kings Cross paru en 2019 que nous avions adoré. Nous avions d’ailleurs pu voir Jay Jay Johanson sur cette tournée au Grand Mix de Tourcoing.

Voici donc ce nouvel album tant attendu, Jay-Jay Johanson nous ayant fait patienter avec deux singles, Roméo et Why Wait Until Tomorrow paru respectivement en février et mars et que l’on retrouve sur ce nouvel album Rorschach Test.

Mais pourquoi un tel nom pour cet album ? Pour rappel, le test de Rorschach a été crée en 1921 et consiste a montrer une série de planche de taches symétriques à un patient afin de déterminer sa personnalité. Le test a été utilisé pour détecter des troubles de la pensée sous-jacents, notamment dans les cas où les patients sont réticents à décrire ouvertement leurs processus de pensée. Le test doit son nom à son créateur, le psychologue suisse Hermann Rorschach. Chacun a pu faire cette expérience. On prend un peu de gouache que l’on met au milieu d’une feuille que l’on plie en deux et on écrase. Une fois la feuille dépliée, on vous demande ce que vous voyez. Un chien ? Une navette spatiale ? Jean Castex ? Dupont De Ligonnès ?

On imagine assez facilement que Jay-Jay Johanson ai baptisé son album ainsi afin de laisser libre cours à la personnalité de chacun, les perceptions et les sensations de l’auditeur.

Des sensations, des perceptions, chacun en aura à l’écoute de ce magnifique disque. Cependant, la ligne directrice est assez claire. JJJ (les 3 J pour Jay-Jay Johanson vous l’aurez compris je pense), nous donne du groove, du jazz, de l’electro et du piano-voix. De quoi mettre tous nos sens en éveil et en émoi. C’est beau, c’est élégant et gracieux. On y retrouve sa voix si particulière et envoûtante, cette atmosphère lente du trip-hop aux influences electro-jazz et dance. Jay Jay utilise une fois de plus les instrumentations pour mettre en valeur ses textes mélancoliques emplis de poésie.

Avec Roméo, premier titre de l’album (sorti en single) il s’agit d’une relation qui commence à s’effondrer et Jay-Jay demande à Roméo de le conseiller sur ce qu’il faut faire pour que la relation fonctionne à nouveau. C’est la première chanson qui a été écrite pour ce nouvel album. C’est une chanson qui a été créée alors qu’il se promenait, en chantant à voix haute, tout seul. Il y a eu ensuite un peu de programmation rythmique comme repère de tempo puis l’ensemble a été retravaillé en studio. Magnus Frykberg a ajouté la basse et le kickboard si caractéristique.

Why Wait Until Tomorrow (sorti également en signe) commence avec un a capella où vient s’ajouter le rythme de la batterie et les percussions. Magnus Frykberg et Jay-Jay ont ensuite ajouté une ligne de basse, un piano, des claviers et des cordes riches et profondes. Le clip est extraordinaire, Jay-Jay Johanson déambule seul dans un Paris déserté, confiné.

Sur Vertigo, on retrouve les rythmes latins de la Bossa Nova et les influences des bandes sonores des années 70.

Pour Amen, il s’agit en fait d’une improvisation sur les accords de God Save the Queen, l’hymne national de la Grande-Bretagne. Jay Jay l’a un peu modifié et a complètement changé sa structure. Et un jour, il s’est demandé pourquoi ne pas y ajouter une mélodie vocale. Il a donc commencé à fredonner la mélodie et les paroles sont venues très vite. Cette chanson a dû être écrite et enregistrée en 20 minutes.

Sur I Don’t Like You, Jay Jay Johanson fait un duo avec Sadie Percell avec laquelle il avait déjà enregistré Alone Again sur son album Poison il y a 20 ans.

Stalker, des voix lointaines comme des fantômes et des sons de claviers tourbillonnants, avec des guitares électriques qui rappellent les films noirs.

A propos de When Life Has Lost its Meaning. Jay jay Johanson raconte cette anecdote :

« Quand j’avais onze ans, peut-être douze, j’ai volé un livre dans la bibliothèque de la petite ville d’où je viens. Parce que je ne pouvais pas supporter de l’emprunter. C’était le livre « The Wild God, A Study in Suicide » d’Alfred Alvarez. Le livre traite de la mort de la poétesse Sylvia Plath et du tabou entourant le sujet du suicide. J’ai lu et relu ce livre, il a eu une énorme influence sur moi quand j’étais enfant. Le titre suédois du livre est « När Livet Mist Sin Meaning » (Quand la vie a perdu son sens) c’est le titre, traduit en anglais, de cette chanson. La chanson parle des belles choses qui me permettent de continuer quand la vie devient difficile. Un peu comme la chanson de Julie Andrews dans La mélodie du bonheur – comme « My Favourite Things » – tu sais, celle où quand elle se sent triste, elle pense à Raindrops on Rose Petals et Cat Whiskers, et ensuite elle ne se sent pas si mal. »

Andy Warhol’s Blood For Dracula est un morceau de piano sur le thème d’un des films d’Andy Warhol avec Udo Kier dans le rôle de Dracula. Ce thème vampirique est présent dans plusieurs chansons de cet album, rester éveillé la nuit, dormir toute la journée, être embrassé par les ténèbres. Même la photo de la couverture de l’album montre Jay Jay Johanson en train de dormir à la lumière du jour. En fait, la photo est une image d’un film qu’il a réalisé. La caméra est fixé au plafond juste au-dessus de son lit.

How Can i Go On, tout comme Romeo, commence par une voix et un rythme de batterie, le vétéran du jazz Joakim Milder y ajoute le saxophone et Magnus Frykberg la basse.

Cheetah, dernière chanson de l’album, est un thème au piano avec une ambiance jazz entraînante qui n’est pas sans nous rappeler le titre « Heard Somebody Whistle » en référence au single de style jazz avec le sifflet distinctif, de l’album Kings Cross de 2019.

Rorschach Test est paru le 19 mars 2021 chez Licence Kuroneko.

Duets l’album de duos de Sting sort aujourd’hui

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Cet album qui devait paraître à Noël sort finalement ce vendredi 19 mars 2021 et compile des collaborations qu’il a faites au cours de sa carrière. 

 « Au fil des années, j’ai enregistré tellement de duos avec des gens incroyables – Herbie Hancock, Eric Clapton — donc nous les avons rassemblés et je me suis dit qu’on devrait les sortir. Ces duos sonnent bien, ce sera une belle surprise de Noël. » Sting a toutefois dû se résoudre à postposer la date de sortie, Covid-19 oblige.

Parmi les duos, on retrouve ceux avec Cheb Mami, Eric Clapton, Shaggy, Mary J. Blige, Herbie Hanco, Annie Lennox, Charles Aznavour, Mylène Farmer, Melody Gardot, Gashi et Zucchero, entre autres !

Sting a détaillé avec soin ces différentes invitations à d’autres artistes, vous pourrez retrouver l’intégralité de ses explications dans de nombreuses vidéos sur sa chaîne Youtube