Astro sort des « Abîmes »

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Découverte cette semaine du nouvel album d' »Astro« , intitulé « Abîmes », jeune artiste rappeur auteur et interprète.

Sur des beats électro-dub, Astro nous fait découvrir son univers sombre et nébuleux.

Cela fait déjà quelques mois que nous suivons Astro et son rap littéraire. Déjà en 2019, Astro avait retenu notre attention avec « Supernova« , premier EP soigné et rigoureux.

Avec « Abîmes », Astro franchit un nouveau cap en révélant sa maîtrise des mots et des rhymes. En témoigne le titre Meruem (jeune prince). « Y’a plus rien qui me donne envie, jeune prince doit s’occuper son empire, J’traîne tout seul le soir en ville et ma putain de vie part en vrille, j’ai plus d’amour pour cette fille, je sors de la file…mes vampires aiment tout ce qui brille ».

Le clip est à découvrir ici

Avec ce nouvel EP, Astro nous offre un échantillon de son talent d’écriture et de son style original déjouant les codes du rap traditionnel français. La voie est ouverte pour un rap littéraire, plus accessible aussi pour l’auditeur peu habitué à ce style musical.

Les paroles ont du sens, les rhymes tombent juste et atteignent souvent leur cible dans le titre Océan ou Le Marchand de Sable par exemple. « Le marchand de sable ne viendra pas cette nuit, j’ai seulement 17 ans de vie j’suis déjà perdu dans le vice, et je pourrais pas m’en sortir tout de suite, derrière mes démons me suivent, ça fait des années que je les fuis ». Car oui, à 17 ans, Astro possède déjà une belle plume trempée dans les abîmes de l’adolescence. Les thèmes classiques de cette période de vie sont abordés (les filles, les potes, les drogues, les désillusions) mais déjà avec une grande maturité.

« Océan » disponible en écoute ici

Bien sûr quelques mots crus peuvent heurter les âmes sensibles mais la richesse des vers et la puissance des rhymes l’emportent aisément. Avec Abîmes, Astro nous a offert un ticket pour visiter quelques pièces de son labyrinthe musical. Gageons que cet EP soit l’annonce d’un album officiel dans un avenir proche afin qu’Astro puisse nous offrir une vision plus complète de son univers.

« Abîmes » est dispo sur les toutes les plateformes (Spotify, Apple Music, YouTube et Soundcloud)

Vous pouvez retrouver la chaîne YouTube d’Astro ici

The Last Prayer de Nick Cave ?

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Nick Cave Alone at Alexandra Palace est le plaisir de la semaine. Nick Cave sort Idiot Prayer, un album seul en scène avec son piano enregistré à l’Alexandra Palace de Londres et diffusé sur le web en juillet 2020.

Il y reprend trois titres des deux derniers albums Skeleton Tree et Ghosteen, véritables oeuvres expiatoires du deuil suite à la disparition tragique de son fils de quinze ans mais pioche également dans les albums plus anciens des Bad Seeds (Stranger Than Kindness, The Ship Song, Black Hair, (Are You) the One That I’ve Been Waiting For, The Mercy Seat…) et de son autre groupe, Grinderman (Man in the Moon, Palaces of Montezuma…).

Nick Cave nous offre également un morceau inédit « Euthanasia« , titre dans la lignée de Ghosteen témoignant que le travail de deuil de l’artiste se poursuit et ne s’arrêtera sans doute jamais. « Euthanasia » respire le style Nick Cave avec cette profondeur de l’écriture, la gravité de l’instant et la solennité des sonorités. On attend avec impatience que ce morceau passe entre les mains du magicien Warren Ellis pour connaître quelle envergure, quelle force il aura en live.

La voix de Nick Cave est plus juste et envoutante que jamais. Il est un véritable crooner et sa performance dépouillée accompagnée de son seul piano est absolument magistrale. L’émotion est à son paroxysme à l’écoute de « Jubilee Street« , issu de Push The Sky Away sans doute le meilleur album de Nick Cave and The Bad Seeds paru en 2013 et de « Girl in Amber » de l’album Skeleton Tree de 2016.

Difficile également de rester insensible avec « Waiting For You » titre de l’album Ghosteen paru en 2019. On y retrouve toute la puissance et l’intensité de la souffrance et de la détresse de Nick cave.

Dans la même veine mais moins tétanisant, Far From Me issu de l’album The Boatman’s Call reste un titre incontournable de ce nouvel album tout comme « Sad Waters » de l’album Your Funeral…My Trial en 2009.

Nick Cave nous démontre une fois de plus que son talent est immense, que même sans son fidèle compagnon Warren Ellis, il n’est pas seulement le leader des Bad Seeds, il est aussi un artiste solo incontournable de notre époque. On espère juste que Idiot Prayer est la conclusion de cette période extrêmement sombre de la création de Nick Cave (Skeleton Tree, Ghosteen) et qu’il saura très vite nous proposer une nouvelle oeuvre aussi enthousiasmante que l’a été Push the Sky Away en 2013. Le titre « Idiot Prayer » (Prière Idiote) est peut-être un début de réponse…

Power Up forever

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ACDC est immortel. La disparition de Bon Scott en 1980 ou celle de Malcolm Young en 1998 laisse à penser qu’ACDC survivra à tous ses membres. Preuve en est ce nouvel album « Power Up ». Malgré un âge avancé pour chacun (entre 65 ou 73 ans), la fièvre est toujours là.

Power Up est un excellent remède à la sombre ambiance qui règne sur ce monde. C’est un album avec du bon gros son, des riffs à tous les étages, de la batterie au métronome basique mais efficace, un Brian Johnson avec une voix au sommet de sa forme bref c’est un album d’ACDC. Tous les morceaux sont signés des frères Young et produits par Brendan O’Brien. La famille s’agrandit puisque Stevie Young neveu de Malcolm apporte sa contribution sur tous les titres également.

Stevie Young

La plupart des compositions sont ressorties des tirroirs bien garnis de démos, boot legs et autres riffs enregistrés avant la mort de Malcolm. Il s’agit donc d’un album presque posthume né de la volonté farouche d’Angus d’honorer la mémoire de son défunt frangin.

Power Up est musicalement épuré, direct, simple mais terriblement efficace. On en prend plein la figure (un autre mot aurait été plus adapté) mais ça fait du bien en ce moment. Je vous recommande « Throught the Mists Of Time » pour se mettre en jambe puis enchaîner directement avec « Kick You When You’re Down » et finissez vous avec « Money Shot » ou « Code Red ».

Money Shot

Ce Power Up ressemble à beaucoup d’autres albums des ACDC, pas de grosses surprises, l’essentiel est là. Comme d’habitude ceux qui aiment ACDC feront tourner la galette sur leur platine durant les prochaines semaines avant une hypothétique tournée mondiale, pour les autres…bah vous continuerez à ne pas aimer ACDC !!!

Thousand touche au Paradis

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Je viens de découvrir Thousand, alias Stéphane Milochevitch grâce une nouvelle fois à l’exigeante et intelligente programmation du Grand Mix de Tourcoing.

Après un album en anglais, Thousand s’est fait remarquer avec « Tunnel Végétal » il y a deux ans et a reçu des critiques très encourageantes. Mais c’est avec « Au Paradis » paru en juin 2020 que Thousand touche à la grâce.

Des airs de Bashung et Capdevielle dans la voix, des textes à la Manset et Murat, Thousand offre un album vertigineux pour les sens, le cœur et l’âme. Les textes sont une merveilleuse invitation à l’onirisme, au voyage intérieur et à l’imaginaire. Bienvenue dans l’univers de Thousand !

Je vous recommande d’écouter cet album à tête reposé, ne rien faire d’autre que d’écouter et de réécouter cet album. La beauté des mots se mélangent subtilement à la complexité du sens de chaque texte, chaque chanson évoque une référence et nous prend à contrepied.

Pêle-mêle quelques extraits « Dans une bouche de terre calcinée, Lucifer hallucine, le crâne dévoré par la fièvre » (Merle Hagard), « Mes gars sûrs Brutus, Judas Cassius et moi, On se la fly hamdoulilah » (Jeune fille à l’Ibis), « J’avoue je donnerais ma vie pour un tour dans ton jean, Jean 11:35 « Jesus pleura », Miskine » (Mon dernier voyage), J’ai rêvé, j’ai rêvé d’Aloys Zöti, les ruines et les corps dans les décors de son enfance » (Le Rêve du Cheval), « Je veux monter au paradis sur le dos d’un flamagenitus, un éclair de la fumée et soudain plus personne, je veux m’en aller dans un feu d’artifice flotter dans les cendres à Hunter Thompson » (Le Bâton Ivre).

L’écoute en vinyle est presqu’une évidence pour ressentir la puissance de chaque émotion offerte par ce disque que je considère comme l’un des disques majeurs de cette année 2020. Chaque écoute révèle un nouveau rubis précieusement caché dans les mots, dans la musique tout aussi onirique que les textes. Prenez le temps de lire les paroles disponibles avec le disque vinyle et écoutez « Le rêve du cheval », « Merle Hagard », « Aux enfants de Saturne », « Des fleurs dans un feu » ou  » Le bâton Ivre » (référence non dissimulée au Bateau Ivre de Baudelaire).

La musique pop et moderne distillé par Olivier Marguerit (basse et claviers), Sylvain Joasson (batterie) achève d’envouter l’auditeur. Les gimicks guitares, la puissance mélodique des notes et des mots s’impriment inexorablement dans votre inconscient.

Olivier Marguerit

Stéphane Milochevitch (guitare) est accompagné d’Emma Broughton (claviers) qui apporte par sa voix omniprésente une touche sensuelle et aérienne (notamment sur le refrain du tubesque titre « Jeune Femme à l’Ibis »).

Emma Broughton

La maison de disques bordelaise nous a une nouvelle fois dégoté une jolie pépite (Emilie Jane White, Motorama) et Thousand s’annonce dores et déjà comme la valeur montante incontournable de la chanson française pour ses prochaines années.

Pour finir, difficile de ne pas écrire quelques mots sur la pochette originale crée par Claire Wallois. Une pochette avec le masque de Stéphane Milochevitch, un chat figurine, une bougie rouge, des coquillages, des cartes à jouer, une boule de cristal, …c’est peut-être tout ça l’univers de Thousand.

Aimée, le cocktail aigre doux de Julien Doré

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Ceux qui n’aiment pas Julien Doré resteront sur leur opinion originelle. Les fans seront eux ravis. Même si sa manière de chanter peut agacer à la longue, il faut reconnaître à Julien Doré cette faculté à produire une pop solaire, éleco-tropicale, sucrée et à la fois très rafraîchissante.

Le titre « Aimée » est un hommage à Aimée, sa grand-mère maternelle, militante de la CGT de 99 ans engagée dans la lutte pour la défense ces droits des veuves de mineurs, mais c’est aussi le prénom de sa mère qui est engagée pour l’accueil des femmes battues. Julien Doré précise que ces valeurs lui ont permis de se construire.

Les thèmes de ce nouvel album « Aimée » sont similaires à ceux de l’album précédent « & » l’amour, les ruptures, l’introspection mais Julien Doré ouvre la réflexion à des thèmes politiques d’actualités comme l’état du monde (le monde à changé), l’environnement (la fièvre), l’égocentrisme (Nous) ou le sort des migrants (Lampedusa).

On retrouve également des titres plus légers, plus second degré comme le titre « Waf » avec ses deux chiens Simone et Jean-Marc en background vocal, et « Barracuda » où il compare l’état de la planète à celui de ses cheveux.

L’empreinte musicale légère, flottante, parfois aérienne est la marque de fabrique de Julien Doré. Aimée est un album aigre doux très bien produit par Tristan Salvati (qui a produit l’album d’Angèle) et Antoine Gaillet (ami fidèle) au mixage et au mastering comme il l’était déjà sur « & ». On ne change pas une équipe qui gagne.

Wrong Way Up (Expanded Edition)

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En cette période bien tristounette musicalement, la ré-édition de l’album paru il y a 30 ans, fruit de la collaboration parfaite de Brian Eno et de John Cale est une grande bouffée d’air frais.

Car autant le dire, Wrong Way Up est l’album quasi-parfait avec des titres tels que « Empty Frame » ou « Spinning Away » morceaux magiques symbolisant à eux seuls ce que la pop signifie. Brian Eno est un génie, génie des sons, de la mélodie, magnifiant les artistes (Bowie, U2, Brian Ferry) comme personne ne sait le faire.

En cadeau, deux titres inédits « Grand Father’s House » et « Palanquin » à la hauteur des espérances et de l’enjeu de cette ré-édition.

Mac DeMarco recycle encore

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Il paraît que Mac DeMarco a pour habitude d’offrir les démos de ses albums parus environ deux années auparavant. je trouve cela un peu foutage de gueule mais bon après tout pourquoi pas, cela peut intéresser les fans.

Here Comes The Cowboy ne déroge pas à la règle et à droit à sa version démos « Her Comes The Cowboy Demos », pourquoi chercher un titre compliqué lorsque l’on peut faire simple.

Pari risqué mais plutôt réussi. Je retiendrais le titre « Choo Choo » enthousiasmant qui donne une bonne envie de lever ses fesses de son siège et de danser dans le salon. Pour le reste, pas de surprises, on est sur des démos, plus ou moins acoustiques qui plairont à n’en pas douter aux fans.

Album plutôt agréable à écouter en mode détente totale dans son canap faute d’un réel apport d’une quelconque plus-value musicale.

Little Richard – Message de Mick Jagger

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Message De Mick Jagger a l’annonce du décès de Little Richard


Je suis tellement attristé d’apprendre le décès de Little Richard, il a été la plus grande source d’inspiration de mon adolescence et sa musique a toujours la même énergie électrique brute lorsque vous la jouez maintenant qu’elle l’a fait lors de sa première diffusion sur la scène musicale. au milieu des années 50. Quand nous étions en tournée avec lui, je regardais ses mouvements tous les soirs et apprenais de lui comment divertir et impliquer le public et il était toujours si généreux de ses conseils. Il a tellement contribué à la musique populaire que tu me manqueras Richard, que Dieu vous bénisse.

What’s New, Tomboy ? le nouvel album dépouillé et intimiste de Damien Jurado

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Tout d’abord, une confession les Newspopeurs et popeuses…

Je ne connaissais pas Damien Jurado avant « What’s New, Tomboy ? » Mais après avoir écouté le 15e album de l’auteur-compositeur-interprète américain, je recommande à tout le monde d’aller plus loin.

What’s New, Tomboy ? est presque entièrement fait maison, de l’écriture en passant par la production jusqu’à la pochette, mais la guitare basse de Josh Gordon en est un élément clé, à la fois fondamental et filigrane.


Certaines des chansons de l’album, qui portent le nom de personnes comme « Francine », « Sandra » et « Frankie », sont des récits de fragilité, de romance, d’engagement, de maturité et de conflit. La voix usée de Jurado, à la fois intime et distante, leur confère empathie et crédibilité.


L’ouverture de l’album avec « Birds Tricked Into the Trees » est mélancolique à la manière de Ron Sexsmith (https://www.rollingstone.fr/ron-sexsmith-hermitage-lovni-du-mois), une guitare électrique se tissant autour d’une mélodie triste et d’un aphorisme réfléchi : « Il s’agit de savoir quand dire que l’on a tort, et de toujours bien faire les choses, c’est à dire que c’est fini ».


La guitare de « Arthur Aware » semble inspirée du « Mother Nature’s Son » des Beatles, mais l’histoire ressemble plus à la désolation d' »Eleanor Rigby ».


Jurado dit qu’il s’est débarrassé de nombreux biens, dont cinq de ses guitares, à l’époque où il écrivait « When You Were Few », une expérience qui lui a donné l’impression d’être mort de son vivant. Quoi qu’il en soit, la chanson a de jolies fioritures de clavecin et un bloc de sons de flûte – une partie des nombreux détails musicaux accrocheurs pour l’oreille disséminés tout au long de l’album.


Sur « The End of the Road », qui rappelle Warren Zevon dans sa plus tendre enfance, la batterie occupe le devant de la scène de manière encourageante, le titre faisant référence au début d’une relation et non à sa fin – « Now that I’ve found you/My running is over ».


L’approche minimaliste de Jurado est vraiment payante sur « What’s New, Tomboy ? », car il compile une anthologie de situations disparates en moins de 30 minutes de chansons pénétrantes.

A la première écoute, l’album vous submerge, comme si vous vous plongiez dans un bain de température parfaite. Mais en réécoutant, les subtilités de chaque chanson remontent à la surface. C’est une collection accomplie qui mérite d’être découverte.

Parcels in Live Vol 1

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Un album seulement à l’actif de Parcels et déjà un live ? Un an et demi après la sortie de leur premier opus (Parcels) on ne peut plus solaire, le quintet australien le plus cool du moment, protégé de Daft Punk, propose plus d’une heure de musique enregistrée dans les conditions du live sur bandes magnétiques dans les légendaires studios Hansa de Berlin, là où furent notamment réalisés Low et Heroes de David Bowie, Lust for Life et The Idiot d’Iggy Pop, toute la période berlinoise de Nick Cave et de ses Bad Seeds sans oublier Achtung Baby de U2 et Bossanova des Pixies.

Sur l’album Parcels, Jules Crommelin (guitare), Patrick Hetherington (claviers), Louie Swain (claviers), Noah Hill (basse) et Anatole ‘Toto’ Serret (batterie) avaient montré leur obsession simple et sincère de jammer ensemble. Une passion exacerbée par le contexte atypique de ce Live Vol.1 dont les versions sont souvent proches des originales. Parcels fusionne avec une aisance toujours aussi hédoniste ses influences allant de Steely Dan au funk de Chic, en passant par les bases pop érigées par les Beatles ou les harmonies vocales des Beach Boys.

Ce live en studio a été filmé et vous pouvez le visionner en intégralité ici.

Le groupe s’explique : « Cette vidéo était déjà prévue il y a deux ans, avant même que nous commencions à faire notre premier album. Un luxueux enregistrement sur 24 pistes de toutes les chansons de l’album en cours de réalisation dans un studio classique. Vous attendiez des cloches et des sifflements en plus ? Eh bien, je suis désolé, il n’y en a pas ici. Pour nous, il y a deux ans, cette idée était le parfait complément au premier album. Étonnamment, ça semble toujours être une bonne idée, ce qui n’arrive jamais vraiment, à moins que ce ne soit la bonne chose à faire. Ça ne servira pas à grand-chose de regarder cette vidéo attentivement du début à la fin. Considérez-la plutôt comme une sorte concert privé qui formera la bande-son de la préparation de votre dîner, sans pression pour applaudir, sans bière à un tarif prohibitif et l’option d’aller faire une pause aux toilettes sans manquer le meilleur morceau. La performance n’est pas éditée, juste mixée, avec des erreurs et tout, donc on a juste fait le maximum pour qu’elle sonne bien. On y voit pas mal de regards nerveux, quelques pas de danse polis et à l’occasion, le plaisir d’être ensemble ‘dans la zone’. Nous sommes contents du résultat. »

Article issu du site Qobuz © Marc Zisman/Qobuz