Beck et l’Hyperspace infini

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Beck vient de sortir son nouvel album « Hyperspace ». Réalisé en étroite collaboration avec Pharell Williams, cet opus ne devait être à l’origine qu’un EP mais leur travail en commun a fini par faire des étincelles pour accoucher finalement de 11 titres.

« J’ai toujours voulu faire un disque avec lui », a confié Beck au magazine NME à propos de sa collaboration avec Williams. « Nous sommes amis depuis une décennie et nous nous étions réunis et avions parlé de faire de la musique en 2012, mais à cette époque, il a fini par sortir une chanson avec Daft Punk, puis ‘Blurred Lines’ et ‘Happy’.

« Il y avait eu une période où Pharrell avait été très occupé et une opportunité s’était présentée, alors je l’ai saisie. A l’origine, il devait s’agir d’un single ou d’un EP, mais je pense que nous avons tous les deux été surpris quand on a compris que ce serait beaucoup plus que ça. »

Pharell Williams est donc aux commandes sur 7 titres. Il offre à Beck un album dépouillé et beaucoup plus épuré que le précédent Colors. D’autres guests sont également présents notamment Chris Martin de Coldplay (guitare acoustique) sur Stratosphère ou Paul Epworth, producteur d’Adèle sur le morceau Star(production et composition).

« J’ai des souvenirs d’albums vraiment solitaires, à passer 12 heures par jour à produire péniblement. Là, c’était très joyeux d’amener de nouvelles personnes, et j’espère remettre ça dans le futur »

On lui a parfois reproché mais Beck est un artiste libre toujours en mouvement, explorant, tordant les styles jusqu’à parfois nous mettre mal à l’aise. Il est une sorte de passerelle entre les genres mais aussi les générations.

« L’ancienne génération dit que c’était mieux avant et les jeunes considèrent la musique d’avant comme une antiquité dans laquelle ils ne se retrouvent pas ; moi je suis quelque part au milieu. »

A 50 ans, Beck Hansen est plus libre que jamais et s’est détaché de tous les codes, les règles et les compromis. 11 titres aussi différents les uns que les autres, entre rock, funk, soul, pop, électro et hip hop. Tous les goûts sont dans la nature d’Hyperspace au risque de se perdre un peu dans ce kaleidoscope des genres, de faire une indigestion tant chaque morceau est un contrepied du précédent.

« Ce n’est pas que je ne voulais pas utiliser de guitares ou faire du grunge ou de l’indie rock dans les années 1990 mais pour moi ça semblait redondant, il y avait tant de nouveaux trucs à faire. Aujourd’hui je pense que j’avais raison, j’ai désormais toute latitude pour faire ce que je veux. » 

Beck Hansen n’a pas fini de se renouveler et de nous surprendre. Pour ceux qui aiment les routes toutes tracées, sans détour, sans pause au motel country ou au clubbing hip hop du coin, alors passez votre chemin. En revanche, si vous cherchez quelques chemins de traverses pour y croiser l’inattendu et le déroutant, alors soyez les bienvenus à bord de l’Hyperspace de Beck Hansen !

Beck – Hyperspace

Hyperspace de Beck est paru le vendredi 22 novembre et est disponible sur toutes le plateformes de streaming et de téléchargement.

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